Mardi 15 septembre 2009
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Homélie du 24ème dimanche du Temps Ordinaire
13/09/2009
Action de grâce des Sœurs de Saint
Louis
"A qui perd, gagne..."
Il y a quelques semaines, un démon agressait Jésus en lui demandant : « Es-tu venu pour nous perdre ? » Et Jésus n’avait pas répondu à cette question.
Nous étions au chapitre 1 de Marc... Sept chapitres plus loin, enfin un début de réponse : « Celui qui perd sa vie pour moi et l’Évangile la
sauvera ». Non le Christ n’est pas venu pour nous perdre, mais bien pour nous sauver, Lui qui est de ce fait présumé "Emmanuel-Dieu
Sauve".
Mais, oui : il y a quelque chose à perdre ! Perdre sa vie pour la
sauver. Au chapitre 3 verset 6, ce sont les Hérodiens qui complotent « En vue de le perdre »... La différence entre
perdre quelque chose et l’égarer, c’est que dans le second cas de figure, on peut espérer le retrouver. Mais vouloir perdre Jésus, c’est souhaiter lui retirer définitivement la vie et nous l’ôter
définitivement.
Or Jésus annonce qu’auprès de Lui, ce qui est perdu peut-être retrouvé. C’est le cas de la brebis égarée et du fils
prodigue.
Si l’une était égarée puis retrouvée, le second
qui était mort est
revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé (Lc 15). Perdre sa vie n’est autre que se convertir. Mais perdre est d’une telle violence, d’une telle radicalité que nous préférons parfois
l'ignorer.
Mais en même temps, comme il est bon de perdre une mauvaise habitude ! Comme nous nous sentons libre par la suite !
Perdre cette vie pour acquérir celle du Sauveur. Perdre cette vie pour rejoindre la Vie libre de tout péché. Quelle joie de savoir que je peux accéder au Salut, être libéré de mes entraves, de mes culpabilités, de mes faiblesses, mais pour cela il faut consentir à
perdre. À perdre ce que nous croyons posséder mais qui en réalité nous possède. C’est mourir à la mort pour naître à la vie. Perdre cette
vie mortelle, se convertir radicalement, ne plus jamais se retrouver face à son péché. Laisser loin derrière soi les soirées de débauche et les jeux de hasard du fils prodigue, pour retrouver le
chemin de celui qui nous a donné le jour : le Père de miséricorde.
Alors que nous croyons avoir perdu Jésus
sur la Croix, Il est Vivant, alors que nous croyons vivre nous sommes perdus.
Il faut se laisser traverser par la Croix, par une Croix d’amour, cette croix que le Christ nous invite à porter avec Lui. Si le Christ porte une croix ce n’est pas par masochisme mais par Amour.
C’est donc un cri d’amour. Pour vivre, il faut prendre cette croix. Faire ce chemin avec Lui.
Petit à petit nous devons abandonner définitivement ce qui fait notre péché. Car sans cette conversion radicale nous n’aurons pas part à la vie éternelle. Comment savoir ce que nous devons perdre, ce que nous devons convertir en nous ?
L’homélie s’arrête ici : à chacun d’entre nous de demander à l’Esprit de nous éclairer et de nous aider.
Amen !
P. Romain HOUDUSSE
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc
(Mc 8, 27-35)
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région
de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. » Il les
interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. » Il leur défendit alors vivement de parler de lui à
personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit
tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il
interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un
veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour
l'Évangile la sauvera.
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