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Samedi 21 novembre 2009

Euthanasie ? Donner la mort ou ne pas la donner ?


Voici une question que personne n’aimerait avoir à se poser... C’est en tout cas une question que nous ne devrions jamais nous poser dans une situation ou nous sommes emportés par la détresse affective ou physique.

Il ne me revient pas de statuer sur le plan législatif, mais je voudrais remettre au goût du jour, ce que le Pape Jean Paul II écrivait dans son testament spirituel, avant même de connaître cette lente agonie que nous lui connaissons. A travers l'actualité et les débats qui sont ceux de notre siècle, il est bon de se réinterroger, pour nous comme pour nos proches, avec d'un autre point de vue :


 

Voici le texte intégral du testament spirituel laissé par Jean-Paul II

 


Totus Tuus ego sum

 
Au nom de la très sainte Trinité. Amen.

 

«Veillez, parce que vous ne savez pas quel jour viendra votre Seigneur»
(cf. Mt 24, 42) – ces paroles me remettent en mémoire le dernier appel, qui arrivera lorsque le Seigneur le voudra. Je désire le suivre et désire que tout ce qui constitue ma vie terrestre me prépare à ce moment. Je ne sais pas quand il viendra, mais comme toute chose, ce moment-là aussi je le dépose dans les mains de la Mère de mon Maître : Totus tuus.

Dans les mêmes mains, je laisse tout et tous ceux auxquels m’a lié ma vie et ma vocation. Entre ces mains, je laisse avant tout l’Église et aussi ma Nation et toute l’humanité. À tous, je dis merci. À tous, je demande pardon. Je leur demande aussi leur prière pour que la Miséricorde de Dieu se montre plus grande que ma faiblesse et mon indignité.

Durant les exercices spirituels, j’ai relu le testament du Saint-Père Paul VI. Cette lecture m’a poussé à écrire le présent testament. Je ne laisse derrière moi aucune propriété pour lesquelles il serait nécessaire de prendre des dispositions. S’agissant des objets quotidiens que j’utilise, je demande de les distribuer comme bon semblera. Que les notes personnelles soient brûlées. Je demande qu’y veille Don Stanislas que je remercie pour sa collaboration et son aide pendant tant d’années et avec tant de compréhension. Tous les autres remerciements en revanche, je les laisse dans mon cœur devant Dieu, car il est difficile de les exprimer.

Pour ce qui concerne les funérailles, je reprends les mêmes dispositions arrêtées par le Saint-Père Paul VI (note dans la marge : la sépulture dans la terre, pas dans un sarcophage, 13.3.92).

 
«apud Dominum misericordia et copiosa apud Eum redemptio»

Jean-Paul II


Romae 6.III.1979

 
Après la mort, je demande des messes et des prières
5.III.1990

 

(feuillet sans date)

J’exprime la plus profonde confiance que malgré toute ma faiblesse, le Seigneur m’accordera toute grâce nécessaire pour affronter, selon sa volonté, toutes les tâches, épreuves ou souffrances, quelles qu’elles soient, qu’il voudra exiger de son serviteur, au long de la vie. J’ai confiance, aussi, qu’il ne permettra jamais que, par une quelconque attitude – parole, œuvres ou omissions -, je puisse trahir mes obligations sur ce saint siège de Pierre. 24.II-1.III.1980

Encore durant ces exercices spirituels, j’ai réfléchi sur la vérité du Sacerdoce du Christ dans la perspective de ce Passage qui, pour chacun de nous est le moment de sa propre mort. Du départ de ce monde – pour naître à l’autre, au monde à venir, la Résurrection du Christ est pour nous un signe éloquent (ajouté au dessus : décisif).

 
J’ai donc lu la formulation de mon testament de l’an dernier, qui date elle aussi des exercices spirituels – je l’ai comparée avec le testament de mon grand Prédécesseur et Père Paul VI, ce sublime témoignage sur la mort d’un chrétien et d’un Pape – et j’ai renouvelé en moi la conscience des questions, auxquelles se réfère la formulation du 6.III.1979 que j’ai préparée (de manière plutôt provisoire).

 
Aujourd’hui, je désire y ajouter seulement ceci,
que chacun doit rester conscient de la perspective de la mort. Et doit être prêt à se présenter devant le Seigneur et le Juge – et en même temps Rédempteur et Père. Alors, moi aussi je le prends sans cesse en considération, confiant ce moment décisif à la Mère du Christ et de l’Église – à la Mère de mon espérance.

 
Les temps dans lesquels nous vivons sont indiciblement difficiles et inquiets. La vie de l’Église elle aussi est devenue difficile et tendue, épreuve caractéristique de cette époque – tant pour les Fidèles que pour les Pasteurs. Dans certains pays (comme par exemple celui à propos duquel j’ai lu durant les exercices spirituels), l’Église traverse une période de persécution telle qu’elle n’est pas inférieure à celle des premiers siècles, elle la dépasse même par le degré de cruauté et de haine.

Sanguis martyrum – semen christianorum. Et au-delà de cela — tant d’innocents disparaissent, y compris dans le pays ou nous vivons…

Je désire encore une fois me confier totalement à la grâce du Seigneur. C’est lui qui décidera quand et comment je devrais finir ma vie terrestre et mon ministère pastoral. Dans la vie et dans la mort,
Totus Tuus par l’intercession de l’Immaculée. Acceptant déjà maintenant cette mort, j’espère que le Christ me donnera la grâce pour l’ultime passage, c’est-à-dire ma Pâque. J’espère aussi qu’il la rende utile pour la plus importante des causes que je cherche à servir : le salut des hommes, la sauvegarde de la famille humaine et en son sein de toutes les nations et des peuples (parmi ceux-ci, je me tourne en particulier vers ma Patrie terrestre), utile pour les personnes qui de manière particulière m’ont été confiées, pour la question de l’Église, pour la gloire de Dieu.

 
Je ne désire rien ajouter à ce que j’ai écrit il y a un an seulement, exprimer cette disponibilité et en même temps cette confiance, à laquelle les présents exercices spirituels m’ont disposé.

 

Totus Tuus ego sum

5.III.1982

Au cours des exercices spirituels de cette année, j’ai lu (plusieurs fois) le texte du testament du 6.III.1979. Malgré le fait que je le considère comme provisoire (non définitif), je le laisse dans la forme existante. Je ne change rien (pour le moment) et je n’y ajoute rien, quant aux dispositions qu’il contient.

 
L’attentat contre ma vie le 13.V.1981 d’une certaine manière a confirmé l’exactitude des paroles écrites pendant la période des exercices spirituels de 1980 (24.II-1.III)

 
Je sens d’autant plus profondément que je me trouve totalement dans les Mains de Dieu – et je reste continuellement à la disposition de mon Seigneur, me confiant à Lui par Sa Mère Immaculée (
Totus Tuus
)

Jean-Paul II



5.III.1982

En lien avec la dernière phrase de mon testament du 6.III.1979 (: «Quant au lieu/c’est-à-dire le lieu des funérailles/que le Collège cardinalice et les compatriotes décident») – je clarifie ce que j’ai en tête : le métropolite de Cracovie ou le Conseil général de l’Épiscopat de la Pologne – au Collège cardinalice, je demande toutefois de satisfaire autant que possible les demandes éventuelles des susnommés.

 

1.III.1985 (au cours des exercices spirituels)

Encore – quant à l’expression «Collège cardinalice et les compatriotes» : le «Collège cardinalice» n’a aucune obligation d’interpeller sur ce sujet «les compatriotes» ; il peut toutefois le faire, si pour quelque raison il considère juste de le faire.

 
J-P. II

 
Les exercices spirituels de l’année jubilaire 2000 (12-18.III)

[pour le testament ]


1. Quand, le 16 octobre 1978, le conclave des cardinaux choisit Jean-Paul II, le primat de Pologne, le cardinal Stefan Wyszynski me dit : «Le devoir du nouveau Pape sera d’introduire l’Église dans le Troisième Millénaire.» Je ne sais si je répète exactement la phrase, mais au moins tel était le sens de ce que j’ai alors entendu. C’est ce qu’a dit l’Homme qui est passé à l’histoire comme Primat du Millénaire. Un Grand Primat. J’ai été témoin de sa mission, de Sa totale confiance. De Ses luttes : de Sa Victoire. «La victoire, lorsqu’elle interviendra, sera une victoire grâce à Marie» – ces mots de son prédécesseur, le cardinal August Hlond, le Primat du Millénaire avait coutume de les répéter.

 
C’est en quelque sorte de cette façon que j’ai été préparé au devoir qui le 16 octobre 1978 s’est présenté à moi. Au moment où j’écris ces mots, l’Année jubilaire de l’an 2000 est déjà entrée dans la réalité. La nuit du 24 décembre 1999 a été ouverte la symbolique Porte du Grand Jubilé dans la Basilique Saint-Pierre, ensuite celle de Saint-Jean-de-Latran, puis celle de Sainte-Marie-Majeure au jour de l’an, et le 19 janvier la Porte de la basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs. Ce dernier événement, par son caractère œcuménique, est resté imprimé dans la mémoire de façon particulière.


2. À mesure qu’avance l’Année jubilaire 2000, de jour en jour se ferme derrière nous le vingtième siècle et s’ouvre le vingt et unième. Selon les desseins de la Providence, il m’a été donné de vivre dans le siècle difficile qui est en train de s’en aller dans le passé, et maintenant, dans l’année où l’âge de ma vie arrive à quatre-vingts ans (octogesima adveniens), il faut se demander s’il n’est pas temps de répéter avec le Syméon de la Bible
«Nunc dimittis».



Le 13 mai 1981, jour de l’attentat contre le Pape pendant l’audience générale sur la place Saint-Pierre, la Divine Providence m’a sauvé miraculeusement de la mort. Celui qui est unique Seigneur de la vie et de la mort, Lui-même a prolongé cette vie, me l’a donnée de nouveau, d’une certaine manière. Depuis ce moment, elle Lui appartient encore plus. J’espère qu’Il m’aidera à reconnaître jusqu’à quand je dois continuer ce service, auquel il m’a appelé le 16 octobre 1978. Je lui demande de me rappeler quand Lui-même le voudra. «Nous appartenons au Seigneur dans la vie et dans la mort… nous sommes du Seigneur» (Rm 14,8). J’espère aussi que, jusqu’à ce qu’il me sera donné d’accomplir le service Pétrinien dans l’Église, la Miséricorde de Dieu voudra me prêter les forces nécessaires pour ce service.



3. Comme chaque année pendant les exercices spirituels, j’ai lu mon testament du 6-III 1979. Je continue à maintenir les dispositions qu’il contient. Ce qui a été ajouté alors, et aussi durant les exercices spirituels suivants, constitue un reflet de la situation générale, difficile et tendue, qui a marqué les années quatre-vingt. Depuis l’automne 1989, cette situation est changée. L’ultime décennie du siècle passé a été libérée des tensions précédentes, cela ne signifie pas qu’il n’ait pas apporté avec lui de nouveaux problèmes et difficultés. De toute manière, que soit louée la Providence Divine pour cela, que la période de la dite «guerre froide» soit finie sans le violent conflit nucléaire qui faisait peser le danger sur le monde dans la période précédente.

 

4. Me tenant sur le seuil du troisième millénaire
«in medio Ecclesiae»
, je désire encore une fois exprimer ma reconnaissance à l’Esprit-Saint pour le grand don du Concile Vatican II, duquel avec toute l’Église, et surtout tout l’épiscopat, je me sens débiteur. Je suis convaincu qu’il sera donné encore longtemps aux nouvelles générations de puiser aux richesses que ce Concile du vingtième siècle nous a prodiguées. Comme évêque qui a participé à l’événement conciliaire du premier au dernier jour, je désire confier ce grand patrimoine à tous ceux qui sont et seront appelés à le réaliser dans l’avenir. En particulier, je remercie le Pasteur éternel qui m’a permis de servir cette très grande cause au cours de toutes les années de mon pontificat.

«In medio Ecclesiae»… depuis les premières années du service épiscopal – précisément grâce au Concile – il m’a été donné de faire l’expérience de la communion fraternelle de l’épiscopat. Comme prêtre de l’Archidiocèse de Cracovie, j’avais fait l’expérience de ce qu’était la communion fraternelle du presbytérat – le Concile a donné une nouvelle dimension à cette expérience.

 

5. Combien de personnes devrais-je ici évoquer ! Il est probable que le Seigneur Dieu a rappelé à lui la majeure partie d’entre elles, quant à celles qui se trouvent encore de ce monde, les mots de ce testament se souviennent d’elles, de tous, de partout, d’où qu’ils soient.

 
Au cours de ces plus de vingt années où j’accomplis le service pétrinien,
«in medio Ecclesiae», j’ai expérimenté la collaboration bienveillante et tellement féconde de tant de cardinaux, archevêques et évêques, de tant de prêtres, de tant de personnes consacrées – frères et sœurs – et enfin de tant de personnes laïques, dans le milieu de la curie, dans le vicariat du diocèse de Rome, et aussi au-delà de ces milieux. Comment ne pas embrasser avec une mémoire reconnaissante tous les épiscopats du monde, qui sont venus successivement à ma rencontre lors des visites ad limina apostolorum ! Comment ne pas se souvenir aussi de tant de frères chrétiens, non catholiques ! Et le rabbin de Rome, et tous les autres représentants nombreux des religions non chrétiennes ! Et combien de représentants du monde de la culture, de la science, de la politique, et des moyens de communication sociale !



6. Plus je m’approche des limites de ma vie terrestre, je retourne par la mémoire au commencement, à mes parents, à mon frère, à ma sœur (que je n’ai pas connue parce qu’elle est morte avant ma naissance), à la paroisse de Wadowice, où j’ai été baptisé, et à cette ville de mon cœur, à ceux de mon âge, compagnes et compagnons de l’école élémentaire, du lycée, de l’université, jusqu’au moment de l’occupation, quand je travaillais comme ouvrier, et ensuite, à la paroisse de Niegowie, à la paroisse Saint-Florian de Cracovie, à la Pastorale des universitaires, à tous les milieux… à Cracovie, et à Rome… et aux personnes qui m’ont été confiées de façon toute spéciale par le Seigneur.

 



À tous, je veux dire une seule chose : que Dieu vous récompense.
«In manus Tuas, Domine, commendo spiritum meum» (En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit).

 

AD 17. III. 2000

Par Paroisse Centre Ville Angoulême - Publié dans : Pour réfléchir...
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Vendredi 20 novembre 2009

Dimanche 15 Novembre 2009 – Année B

33ème Dimanche du Temps Ordinaire

Paroisse Centre Ville




            Nous arrivons au terme de l’année liturgique, il y a encore dimanche prochain pour terminer cette année, et nous commencerons avec le dernier dimanche de novembre le temps de l’Avent.
L’Eglise nous donne à lire en cette fin d’année des textes relatifs à ce que nous appelons les fins dernières, et nous avons des expressions du Christ, lui qui est doux et humble de cœur, qui sont assez surprenantes. L’évangile de la messe d’hier se terminait par « Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours ».

 

 

Dans la bouche de Jésus, c’est un peu surprenant ce genre d’expression. Aujourd’hui donc, nous avons aussi ce texte qui peut nous paraître assez inquiétant, puisque Jésus nous parle de détresse, le soleil qui s’obscurcis, les étoiles qui tombent du ciel, et les puissances célestes qui sont ébranlées. Mais comme toujours, et comme nous venons de le dire, acclamons la parole de Dieu, nous sommes à l’écoute de cette Parole de Dieu qui pour nous est source de sagesse. Comme toujours, Jésus invite ses apôtres et nous invite aussi à dépasser les apparences.

 

 

Je vous invite à relire l’évangile avec cette clé de lecture.  Constamment, Jésus invite toujours ses interlocuteurs à aller au-delà des apparences. Alors vous voyez, ça fait 2000 ans que ça dure et on n’a pas beaucoup progressé. Si, peut-être chacun, mais la société n’a pas tellement progressé sur ce point-là. Parce que justement, nous sommes dans une société hyper sensible, hyper sensibilisée à tout ce qui est apparent, à tout ce qui flatte nos sens, l’importance de la mode !

Je suis toujours surpris de voir le nombre de magasins d’habillement qu’il y a en centre ville ! C’est étonnant ! Comme me disait le Maire l’autre jour, il n’y a pas une boucherie en centre ville. Il y a une boucherie, mais il faut aller chez Champion, je crois et puis c’est tout ! Il n’y a plus de boucherie ; il y a des magasins de livres, mais il y en a très très peu, alors que  des magasins de fripes il y en a beaucoup ! Donc cette sensibilité à la mode, au quand dira-t-on, à la pensée unique. J’avais des fiancés ce matin et ils me disaient : « Mais c’est difficile ! Il y a une telle pression des médias, et de tout le monde ambiant pour ne pas marcher avec tout le monde, c’est difficile ! » Alors, il ne faut pas ne pas marcher avec tout le monde pour ne pas marcher avec tout le monde. C’est idiot !

 

 

Jésus nous invite à être intelligents, il nous invite à prendre de la distance, à ne pas nous laisser attraper par les apparences. C’est surprenant de voir que nous sommes dans une époque qui n’a plus le temps. Il faut dire que l’on fait beaucoup plus de choses qu’il y a 100 ans. Mais on a peut-être parfois plus le temps de faire les choses essentielles. «  Mon Père, me dit-on souvent, on voudrait bien, on aimerait tellement venir à la messe le samedi soir ou le dimanche, mais on a pas le temps ! » Enfin, ils trouvent le temps pour regarder la télé et puis voilà. Je dis souvent qu’il faudrait passer autant de temps devant l’Evangile que nous en passons devant les informations. Parce que 3h devant l’évangile par jour, ça pourrait faire beaucoup, c’est la moyenne française je crois, mais les informations, ça dure 20-25  minutes. Pourquoi ? Parce que les informations nous distillent tout ce qui ne va pas ? Comment voulez-vous ne pas être déprimé à 20h30 après avoir vu toutes les misères du monde entier ?  Et donc nous voyons justement les étoiles qui tombent du ciel, et tout le reste comme disait l’évangile de ce jour. Allons passer autant de temps avec l’évangile pour pouvoir apporter un peu d’espérance dans notre monde, et déjà d’abord pour nous-mêmes, parce que nous ne pourrons le porter, que si cette espérance nous habite.

Jésus nous le dit, que la comparaison du figuier vous instruise. Dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. Ces événements sont pour nous Bonne Nouvelle !

 


Alors forcément, nous ne savons pas comment ils le seront, mais ce que Jésus vient de dire c’est (c’est ce qu’il a dit d’ailleurs à ses apôtres après sa résurrection) : « N’ayez pas peur ! N’ayez pas peur !  » C’est le message fondamental de la foi. La foi, c’est la confiance. Nous ne venons pas à l’église pour réaliser un certain nombre de rites. Aucun des rites que nous célébrons ne sont magiques. Rien. Ce sont seulement des gestes qui signifient une réalité profonde. Comme l’alliance que l’on se remet au doigt après s’être marié, signifie que l’on est marié, ce n’est pas l’alliance qui marie. L’alliance s’est faite par l’échange des consentements. L’alliance n’est là que comme un signe d’une réalité beaucoup plus profonde qui n’est pas visible, mais qui n’en est pas moins réelle.



Nous allons célébrer l’Eucharistie, nous allons recevoir le Corps du Christ. Ah oui, en apparence, pas de changement. Vous prenez une hostie avant, après, elle pèse le même poids. Elle ne bouge pas plus, mais pour nous c’est véritablement le Corps du Christ. La foi, c’est la confiance. Jésus nous invite à découvrir par la foi que Dieu est Père. C’est pour cela qu’il est descendu du ciel. C’est pour nous dire que Dieu créateur tout puissant, il n’est pas seulement créateur tout puissant, il est Père, il est fondamentalement Père. Fondamentalement Père et Mère. Il est infiniment plus notre Père que nos propres parents. Nos parents ne sont parents, père et mère, que parce que Dieu est père et mère à la fois. Ils ne le sont que par participation, qu’une image de la paternité de Dieu. Saint Paul nous le dit  dans une épître, il nous dit que l’Esprit Saint nous est donné pour venir en nous crier vers le Père Abba, c'est-à-dire ‘papa’.  Le sommet de la foi chrétienne, c’est lorsqu’il devient pour nous évident d’une manière naturelle, parce qu’on a découvert au plus profond de soi-même et à travers bien sûr la révélation chrétienne, que Dieu est véritablement mon Père et ma Mère. C'est-à-dire qu’il passe avant mes propres parents. Il y a cet attachement extrêmement fondamental à nos parents, pour nous ils sont un peu nos dieux. Et bien, il faut que Dieu passe avant eux. Tout l’évangile nous le dit. Si vous préférez votre père, votre mère, votre épouse, vos enfants à moi-même, vous n’êtes pas digne du royaume des cieux. C'est-à-dire que vous n’avez pas compris que c’est moi véritablement qui suis votre Père.

 

 

Voilà ce à quoi Jésus nous invite. La fin de l’évangile que nous venons d’entendre nous dit que le Père est le seul à savoir le jour et l’heure du retour du Fils de l’homme. Oui, c'est-à-dire le jour et l’heure de la fin des temps. Cette terre sur laquelle nous vivons, elle aura une fin. Elle n’est pas éternelle. Quand ce sera ? Eh bien nous n’en savons rien. Et nous n’avons pas à le savoir. C’est le secret du Père. Et Jésus dit même, que lui ne le sait pas, que seul le Père le sait. C’est pour nous dire que nous n’avons pas à nous préoccuper de cela. Par contre, nous avons peut-être à vivre, comme si nous allions mourir demain. C’est peut-être le travail que nous avons à faire chaque jour, à nous dire : « Et si demain le Seigneur venait me chercher ? Est-ce que je serai prêt ? »

 

 

Amen.


P. Christian SNELL 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Paroisse Centre Ville Angoulême - Publié dans : Homélies
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Vendredi 20 novembre 2009


Le 10 décembre à 20h30, Denis Gira, professeur à L’Institut Catholique de Paris et spécialiste du bouddhisme, viendra nous aider à comprendre cet univers.

 


 

L’enjeu est de démêler, et de discerner, ce qui peut pousser les chrétiens, ou les personnes d’origine chrétienne, à se rapprocher d’autres religions en particulier le bouddhisme.

En 2008, la revue « Croire Aujourd’hui » fait appel à Denis Gira pour essayer de répondre à une question ambiguë : « toutes les religions se valent-elles ? ».

 

 

Le spécialiste du dialogue qui se trouve être Denis Gira nous propose tout de suite d’éclaircir les enjeux de la question pour ne pas tomber dans les pièges d’une simplification rapide. Répondre de façon expédiée à cette question peut nous entraîner, soit à nier l’originalité de l’Evangile, soit à nous doter d’un orgueil surdimensionné, confondant ‘détenir la vérité’ ou ‘cheminer dans une religion dépositaire de cette vérité’. 

 



La thèse défendue dans l’interview est assez originale : ce n’est pas la proximité à Dieu qui fait l’authenticité d’une religion mais son caractère humanisant.
En effet Denis Gira ne va pas créer de distinguo entre le christianisme et les autres religions, mais plutôt entre celles qui permettent à l’homme de s’humaniser et celle qui vont au contraire l’en empêcher.


 

Ainsi nous pouvons regarder nos frères non plus selon l’état dans lequel ils se trouvent, mais selon la démarche spirituelle dans laquelle ils se situent. Le croyant devient alors un chercheur de Dieu, un homme de bonne volonté, qui peut trouver dans la religion qu’il pratique « des éléments valables », c'est-à-dire des éléments vrais et saints qui lui permettent de se tourner vers la vérité.

 

Si de son côté le chrétien peut avoir la certitude que dans l’Eglise catholique se tient la vérité, il ne doit pas être moins convaincu que cette vérité ne s’y exprime pas toujours pleinement.
La limite du chrétien dans la vérité ne vient pas de sa foi mais de son humanité, blessée et fragile. Ainsi il doit se persuader que ces faiblesses ne lui garantissent aucunement d’avoir pleinement assimilé, dans toute sa justesse, cette vérité que l’Evangile lui offre à contempler et dont l’Eglise a été faite dépositaire.

 

 

Le dialogue entre personnes de deux religions va alors permettre à chacun de se rapprocher de la Vérité, de Dieu. Le regard à porter sur les autres religions n’est pas celui de leur valeur, mais du chemin qu’elles offrent à la purification de ma propre foi.

Lorsque j’entre en dialogue avec un autre croyant, je ne cherche pas d’abord à convertir sa foi, mais la mienne. Par sa rencontre, et par les parcelles de vérité que je peux découvrir en lui, je suis amené à contempler le cœur de l’Evangile et non ce que mon humanité blessé en a fait. Se crée alors entre les partenaires du dialogue ce que Jean Paul II appelait un cheminement fraternel. Ces hommes et ces femmes qui cherchent à rencontrer Dieu et à grandir en intimité avec Lui. Cette solidarité du genre humain qui met en commun le meilleur de ce qu’elle possède, offrant gratuitement à autrui ce qu’elle a reconnu de vrai.

 

 

En conclusion, « toutes les religions ne se valent peut-être pas, mais elle valent toutes quelque chose, et sans doute beaucoup plus que nous ne l’imaginons ».

Quand à la religion chrétienne, religion du Verbe incarné, de Dieu qui nous montre le chemin de l’homme se laissant habiter par Dieu : pourrait-il y a voir une foi plus « humanisante » ?





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Jeudi 19 novembre 2009

Sur le thème "Nouvelles solidarités, nouvelle société" ces journées sont un rendez-vous important pour tous ceux qui s'interrogent sur les questions sociales contemporaines.

Un lieu de formation, de réflexion et de débat, dans lequel l'Eglise Catholique, les Chrétiens, ont dans la mouvance des textes de la doctrine sociale de l'Eglise, à porter leur pierre. Voici le contenu de ces journées (d'après le programme prévisionnel) :










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Une visite symbolique de la cathédrale d'Angoulême

Une visite symbolique
de la cathédrale d'Angoulême

Livret de la visite de la Cathédrale
(version couleur)
"Flâneries cathédrales"

Version en Noir et Blanc ici:

http://books.lulu.com/content/7660535



Les Tombeaux de la Cathédrale d'Angoulême

Les Tombeaux de la Cathédrale d'Angoulême

Conférence du Dr. Jacques SAUQUET,
organisée par « Les Flâneries cathédrales » d’Angoulême



[vignette de couverture]
Mgr. COUSSEAU Un évêque d'Angoulême entre tradition et modernité (19° siècle)
Histoire de Mgr. Cousseau,
restaurateur de la Cathédrale d'Angoulême (Charente) à la fin du 19° siècle.
Conférence de Jacques BAUDET,
organisée par « Les Flâneries cathédrales » d’Angoulême




[vignette de couverture] Deux figures d’Angoulême: Isabelle Taillefer (reine d'Angleterre) et Lazare Weiller
Deux conférences de Jacques BAUDET, historien,
organisées par « Les Flâneries cathédrales » d’Angoulême
Isabelle Taillefer (1186-1246) reine d’Angleterre,
Lazare Weiller (1858-1928)


[vignette de couverture] Conférences de Carême 2008
Conférences de Carême 2008 du doyenné d'Angoulême sur le thème : "Guérir de nos blessures"
P. Marc PRUNIER,
Mgr. Claude DAGENS,
M. Jacques ARENES,
Mme Michelle BERTHOME

 

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